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martes, 24 de abril de 2018

À mille lieues des fantasmes complotistes sur les papes et le Vatican, ce livre est l’anti-Da Vinci Code.


« Le Pape est-il choisi par l’Esprit-Saint ? »


Source: lesalonbeige.blogs.com



Le Vatican - Vérités et légendes (Broché)
Christophe Dickès - Éditeur : PERRIN


Franck Abed évoque le dernier ouvrage de Christophe Dickès, sur les « vérités et légendes » du Vatican *. Extrait :

"[...] Dickès tente de répondre, avec des faits objectifs et des propos circonstanciés, aux principales questions courantes à l’endroit de la papauté. Citons en quelques-unes pour montrer que cette étude se montre exhaustive :
  • L’infaillibilité pontificale donne-t-elle tous les pouvoirs au Pape ? 
  • Le Vatican est-il riche ? 
  • Est-il misogyne ? 
  • A-t-il protégé des pédophiles ? 
  • Entretient-il des liens avec la mafia ? 
  • La curie est-elle un panier de crabes ? 
  • Jean-Paul 1er a-t-il été assassiné ? 
  • Benoit XVI a-t-il renoncé sous les pressions extérieures ? 
  • Du communisme à l’islamisme, le Saint-Siège est-il naïf avec les totalitarismes ? 
  • Un Pape peut-il être en rupture avec ses prédécesseurs ? 
Ces questions sont intéressantes. Elles montrent surtout que le catholicisme embrasse tous les pans de la vie sociale et concerne toutes les interactions humaines. 

[...] l’auteur énonce avec pédagogie que « l’élection d’un Pape n’en est pas pour autant un sacrement. Très schématiquement, on ne devient pas Pape comme on devient prêtre. Le prêtre est ordonné, c’est-à-dire qu’il participe physiquement au pouvoir spirituel du Christ-Prêtre. Pour devenir prêtre il est consacré. Le Pape, lui, reçoit un « mandat » : il est élu au cours d’un conclave par le Sacré Collège qui rassemble les cardinaux du monde entier. Le Pape n’est donc pas sacré « souverain pontife » comme l’était le roi de France à Reims. Le Pape devient Pape à l’instant même où il accepte l’élection une fois qu’une majorité au deux tiers s’est portée sur son nom ». L’explication nous paraît limpide.

Cependant, certains ne comprennent pas ou se moquent du « rôle de l’Esprit-Saint » dans l’élection d’un Pape. Avec le chapitre « Le Pape est-il choisi par l’Esprit-Saint ? » , l’auteur répond très justement à ce questionnement : « Dans le dictionnaire de théologie catholique, il est mentionné que l’Esprit-Saint assiste les électeurs dans le cadre du plan de Dieu, appelé aussi communément Providence, afin de garder l’Eglise dans le droit chemin. Mais cette assistance divine, n’enlève rien à la liberté du choix qui doit s’opérer par les moyens ordinaires. La liberté du cardinal électeur peut aussi l’amener à refuser la grâce et l’assistance du Saint-Esprit, même si Dieu, toujours dans une perspective théologique n’abandonnera jamais l’Eglise qui n’appartient pas aux hommes mais à Lui seul ». La croyance en Dieu n’exclut nullement le libre arbitre et les mauvais choix. [...]"



Lire aussi:


En ce début du XXIe siècle, le Vatican est plus que jamais au centre de l'actualité. En février et mars 2013, la renonciation de Benoît XVI et l'élection de François, premier pontife jésuite et non européen, ont démontré une fois encore la singularité d'une institution dont l'histoire mouvementée s'est souvent tramée dans le secret. Le Vatican est tout à la fois récent – créé en 1870, il n'est reconnu comme État souverain qu'en 1929 – et séculaire – il est fondé, au sens propre comme au sens figuré, sur le tombeau de l'apôtre Pierre, compagnon du Christ. Petit – 44 ha – et immense – son rayonnement est planétaire. Territoire pour quelques privilégiés – 4 000 personnes seulement y travaillent – et patrie spirituelle de foules innombrables – il compte plus de 1,2 milliard de fidèles. Si nombre de papes ont été béatifiés, le Vatican est aussi un lieu de pouvoir, avec ses lobbys et ses intrigues, dont certaines ont défrayé la chronique. Un univers à la fois trouble et lumineux, exemplaire et inquiétant.

Ce dictionnaire nous fait entrer dans un monde singulier, avec ses codes, ses institutions, ses personnages, ses usages, ses grandes aventures et sa part d'ombre. Il en explore les rouages internes, notamment le fonctionnement des conclaves ; il analyse ses relations avec les autres États, évoque son infl uence internationale. Il aborde les sujets les plus controversés et les plus insolites, comme les questions relatives à la vie quotidienne et au rôle de chacun de ses protagonistes, des employés aux cardinaux, sans oublier la place des femmes dans les structures de la Curie romaine.
Conçu sous la direction de Christophe Dickès, ce volume est l'oeuvre d'une équipe de quarante-six auteurs représentatifs d'une nouvelle génération d'historiens vaticanistes.

Dimanche 25 avril 1830 : translation solennelle du corps de Saint Vincent de Paul depuis Notre-Dame de Paris jusqu'à la chapelle des Lazaristes (95 rue de Sèvres)

Le 24 avril 1581 : naissance de saint Vincent Depaul








Né en 1580, dans une modeste famille de paysans des Landes, Vincent Depaul est ordonné prêtre très jeune, en 1600, à vingt ans, par l'évêque de Périgueux. Revenant de Marseille par la mer il est capturé par les Maures et réduit en esclavage à Tunis. Un Français qui a renié sa foi le rachète. En un an il convertit une des trois femmes de l'apostat ; cette dernière reproche avec tant de force l'apostasie à son mari, qu'il décide de retourner en France avec saint Vincent. Nommé en 1610 aumônier ordinaire de la reine Margot, il arrive à la cour de France, où il rencontre le cardinal Pierre de Bérulle, qu'il choisit pour directeur spirituel. Le cardinal le fait nommer curé de Clichy. La ferveur paroissiale est telle que les Parisiens appellent ses paroissiens les « anges de Clichy ». Monsieur Vincent est déjà décidé à se vouer au service des pauvres, en accomplissement d'un vœu qu'il avait résolu pour délivrer un malheureux théologien assailli de tentations contre la foi.
Monsieur Vincent fonde en 1617 à Châtillon-les-Dombes, où il est curé, ses premières Confréries de la Charité afin de secourir les plus pauvres et les malades. Il y a alors beaucoup à faire, car le fanatisme huguenot a saccagé un grand nombre d'églises et d'abbayes, auxquelles étaient attachés les vieilles institutions hospitalières : hospices, maladreries, léproseries, désormais ruinées et abandonnées. En 1619, la rencontre de saint François de Sales est pour lui une révélation de la bonté de notre Père céleste. Nommé aumônier général des galères, il porte secours aux esclaves.
« Si suave était la bonté de Monsieur de Genève, écrira-t-il, que je répétais en moi-même : " Combien grande est la bonté divine ! Mon Dieu, que vous êtes bon ! Mon Dieu, que vous êtes bon, puisque Monseigneur de Sales, votre créature, est lui-même rempli de tant de bonté ! " »
Saint Vincent présente les Dames de l'Union Chrétienne de Saint-Chaumond, première congrégation féminine fondée par saint Vincent le 17 octobre 1653 avec Madame de Pollalion, à la reine Anne d'Autriche. Tableau de frère André, religieux dominicain, dans l'église de sainte Marguerite à Paris, XVIIIe siècle.

Le 17 avril 1625, la Congrégation des prêtres de la Mission est fondée, et à la mort de saint Vincent, en 1660, ses membres, les " lazaristes ", comptent déjà plus de huit cents " missions ", dans les diocèses de France et en pays étrangers. (…)
Mme de Gondi assure l'entretien des ecclésiastiques :
« qui iront de village en village, aux dépens de leur bourse commune, prêcher, instruire le pauvre peuple des campagnes qui demeure comme abandonné. Lesdits ecclésiastiques s'interdiront de s'occuper de ceux qui habitent dans les villes, et qui ont pour les catéchiser et les prêcher quantité de docteurs et religieux. Ils renonceront expressément à leurs bénéfices, charges et dignités de l'Église ; vivront en commun sous l'obéissance dudit sieur Depaul. »
Saint Vincent Depaul fonde avec sainte Louise de Marillac en 1632, la compagnie des Filles de la Charité, qui se consacrent totalement à Notre-Seigneur dans le service de ses pauvres.
« Vous avez pour monastère les maisons des malades, leur disait Monsieur Vincent ; pour cellule, votre chambre de louage ; pour chapelle, l'église paroissiale ; pour cloître, les rues de la ville ; pour clôture, l'obéissance ; pour grille, la crainte de Dieu ; pour voile, la sainte modestie. »
Le 14 mai 1643, jour de l'Ascension, il assiste le Roi Louis XIII rendant son âme à Dieu. Dès le lendemain, il écrit à l'un de ses confrères :
« Depuis que je suis sur la terre, je n'ai vu mourir personne plus chrétiennement. »
Anne d'Autriche le fait entrer au Conseil de Conscience, lequel règle toutes les affaires ecclésiastiques du royaume, et décide notamment du choix des évêques et des abbés.
Le 27 septembre, il s'endort paisiblement en invoquant le saint Nom de Jésus, à Paris, dans la Maison-mère de la Congrégation Lazariste, à l'heure même où, depuis quarante ans, il se lève pour faire oraison. Canonisé par Clément XII en 1737, le Pape Léon XIII le déclare patron spécial de toutes les œuvres de charité catholique.
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Saint Vincent de Paul



translation du corps de St Vincent de Paul 25 avril 1830

Dimanche 25 avril 1830 : translation solennelle du corps de Saint Vincent de Paul depuis Notre-Dame de Paris jusqu’à la chapelle des Lazaristes (95 rue de Sèvres). Cette gravure représente l’arrivée de la procession à l’entrée de la chapelle des Lazaristes où le supérieur reçoit Monseigneur de Quelen, archevêque de Paris auquel on présente l’eau bénite.

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Pillage de la Maison Saint-Lazare, à Paris, le 13 juillet 1789
(eau-forte de Duplessi-Bertaux)


Dans la nuit du dimanche 12 au lundi 13 juillet 1789 et presque toute cette journée du 13, la Maison Saint-Lazare fit l’objet d’un pillage et d’un saccage systématiques par les émeutiers parisiens, à la suite d’une rumeur prétendant que du blé et des armes y seraient cachés.

Seule l’église fut à peu près respectée, toutefois le supérieur général des Lazarises, Monsieur Cayla de La Garde, prit des précautions pour que les reliques de Saint Vincent de Paul (canonisé le 16 juin 1737) ne fussent point profanées. En particulier lorsque, à la fin de l’année 1792, la châsse d’argent fut emportée par les révolutionnaires, les ossements de Saint Vincent de Paul et les documents attestant de leur authenticité furent transférés dans une caisse de chêne, dûment scellée avant d’être cachée : cette caisse de chêne accomplira plusieurs déménagements, incognito, au milieu du Paris révolutionnaire jusqu’à être remise aux Filles de la Charité subsistantes lorsqu’on toléra qu’elles reformassent une communauté dédiée au soin des malades.

En 1806, les Filles de la Charité qui étaient alors en charge du précieux dépôt firent reconnaître et authentifier le coffre de chêne scellé, qui ne fut cependant pas ouvert.

Au mois d’avril 1830, Monseigneur de Quelen, archevêque de Paris, ordonna la reconnaissance canonique solennelle des ossements de Saint Vincent de Paul.
Le coffre de chêne, emporté à l’archevêché, fut ouvert et son contenu fut reconnu pour authentique : outre le squelette du saint, presque entier (car quelques ossements d’un bras et d’une cuisse avaient été prélevés avant la révolution), le coffre renfermait divers objets, vêtements du saint, et surtout des documents permettant leur identification de manière indubitable.

Le squelette fut reconstitué par les chirurgiens de l’Hôtel-Dieu ; les ossements furent entourés d’étoupe et de tissus, tandis que le visage et les mains étaient reconstitués en cire. Le corps fut alors revêtu d’habits sacerdotaux et l’ensemble fut placé dans une lourde châsse d’argent qui fut transportée à Notre-Dame et y resta exposée toute la journée du samedi 24 avril.
Enfin, le dimanche 25 avril 1830, la châsse de Saint Vincent de Paul fit l’objet d’une translation solennelle depuis la cathédrale Notre-Dame jusqu’à la chapelle de la nouvelle maison des Lazaristes, 95 rue de Sèvres (l’enclos de Saint-Lazare ayant été vendu par lots et l’ancien couvent transformé en prison, les Lazaristes avaient dû, au début de la Restauration, construire un nouveau couvent).

Lire la suite: leblogdumesnil.unblog.fr

lunes, 23 de abril de 2018

The current state of Britain: the fact is that its lamentable condition in many respects is self-inflicted



Reading the State of Britain with Roger Scruton




Where We Are: The State of Britain Now by [Scruton, Roger]

Roger Scruton slices characteristically through the fog of debate with this sensible and profound account of our collective identity; essential reading for anyone interested in what it means to be British, what that might come to mean in future, and who wonders how we can define our place in a rapidly changing world.

Sir Roger Scruton is a man of such intellect and polymathic erudition that he is always worth attending to whatever he chooses to write. He is also a man of courage. With one or two others (but very few) he kept alive a tradition of intelligent conservatism in an era when to be conservative was thought by intellectuals and academics to be a manifestation of malevolent stupidity at best, and outright mental incapacity at worst. He suffered disdain, abuse and mockery for his steadfastness, and it took many years for him to receive the recognition that he deserved.
In Where We Are *, Scruton tackles the subject of Britain’s projected exit from the European Union, thank goodness not from the point of view of its economic effects, splendid or disastrous, or from that of the details of the negotiations, complex and mind-numbing, but from that, loosely-speaking, of political philosophy.
Scruton is broadly in favour of Brexit, though he recognizes the great benefit that it has brought to Anglo-Irish relations. His extended argument, if I have him correctly, is mainly two-fold: first that Britain has a very different (and incompatible) political and legal tradition from that of the rest of Europe, and second that people need a sense of identity rooted in land and culture, and not just in an abstract idea. There may be some genuine citizens of the world who feel equally at home anywhere, but they are few, and the great majority of people feel a need for some kind of physical and cultural rootedness. The most satisfactory way of finding such rootedness in the modern world, that permits both freedom and a degree of democratic control, is via the nation state. It commands overarching loyalty, affection and a sense of duty to a degree that no other polity does. It has its deformations, of course, but at least it gives its citizens a sense that the polity under which they live is theirs and is capable of responding to their concerns. A faceless international bureaucracy, composed largely of superannuated politicians of a variety of countries, clinging to unelected power and influence like limpets to a rock, will never replace the nation state in the affections of most people. And, as Sir Roger himself instantiates, patriotism for a particular nation state does not entail hatred of, or disdain for, other nations: it is perfectly possible for a true patriot to harbour deep feelings of affection for other countries. A patriotic American does not cease to be a patriotic American because he loves Spain or Denmark.
Unfortunately, a healthy patriotism seems to be denied to the most powerful nation of the European Union, namely Germany. The historical reasons for this are perfectly obvious, of course. But it is more difficult to rid oneself of pride than one might think: one can become proud of one’s lack of pride. When Mrs Merkel agreed to take more than a million migrants, it was easy in her gesture to see her desire to restore the moral reputation of her nation. A motive widely touted for her gesture, namely that with its ageing and declining population, Germany needed more young labour is absurd: there are millions of unemployed young Spaniards, Italians and Greeks on its doorstep, relatively-speaking, who could have been absorbed with much less difficulty.
The problem arises when Germany, newly-proud of its openness to refugees, tries to make other countries suffer the consequences of its policy, in the name of some kind of abstract principle. Thus other countries, such as Hungary, are to be bullied into taking refugees or face hostility and ostracism. No one, of course, asks the refugees themselves whether they want to be resettled in Hungary. They are abstractions in the European psychodrama, not people of flesh and blood, with desires and ambitions of their own.
The desire of the Germans to overcome or dissolve their German-ness in the tepid bath of European Union-ness is the consequence of a certain historiography, in which all of Germans history is but a run-up to Nazism: in other words that Nazism is immanent in the German soul, and the only way to control it is to tie it down as Gulliver was tied down in Lilliput. But this supposed need does not exist to anything like the same extent in other countries, which may nevertheless be constrained by German power, influence and financial might to follow suit. The key to contemporary Europe may perhaps be found in the character of Uriah Heep.
Britain has not yet achieved the levels of German prideful breast-beating, but it is fast catching up. Scruton is right to stress the importance of historiography in determining the political attitudes of the population. One way of explaining the difference between the way the generations voted in the recent referendum on Brexit is that the younger generation has been brought up on post-colonial guilt and absence of any pride in national achievement other than that which was oppositional. For them, the nation state (in this case the British) brought nothing but oppression, misery and exploitation into the world, and therefore the dissolution of its power in a multinational union can be nothing but good. Even the Scottish, or the Scottish nationalists, manage to represent themselves as victims of the British Empire, analogously to the Austrians who represent themselves as victim of Nazism, when in fact they were disproportionate enthusiasts for it. Historiography thus becomes a historical force in itself, more easily for evil than for good; and a case might be made that it has disarmed the west in advance from the challenges it faces. If you are not aware of freedom as a rare achievement, you will not do much to defend it: a lacuna of which freedom’s enemies are acutely aware.
While I am in broad agreement and sympathy with Scruton’s outlook, which is that of a broad and tolerant patriotism, I am afraid I find him overoptimistic (despite his recent book on the virtues of a rational pessimism) about the current state of Britain. The fact is that its lamentable condition in many respects is self-inflicted, not inflicted by the European Union, and I see little evidence of much will to reverse the harmful policies so assiduously pursued over the last few decades by governments of various stripes, and which now serve so many vested interests.
Let me take a small problem, that of litter. Scruton says that the British are particularly attached to their gardens, which are themselves a reflection of their love for the countryside. This was once true, and is no doubt still true of much of the population. But in huge numbers of streets in Britain, gardens have been concreted over to accommodate cars, which are incomparably more important to them than flowers or grass, and which instantly transforms those streets from pleasant locations into slums. Moreover, anyone travelling through the British countryside would now conclude that the British regard it not with love or veneration, but merely as a vast litter bin, into which they throw the wrappings of their vile and incontinent refreshments (they are, not coincidentally, the fattest people in Europe, as well as the most slovenly where litter is concerned).
As if this were not bad enough, there is no evidence that any attempt is being made to alter this situation. Local government believes it has more important things to do than keep roads and streets clean: not only does it have to use a growing proportion of its income to pay the unfunded pensions of past workers, but it has more important things to do such as develop anti-discrimination policies and rectify the natural consequences of the personal improvidence of so large a proportion of the population. Britain, in effect, is not a large garden, but a large trash can.
The corruption of its public administration is very great, not in the sense that officialdom takes bribes (that at least would be illegal and in principle preventable) but in the moral and intellectual sense: public employment is largely divorced from the production of any public good.  Scruton correctly mentions the appallingly low educational level in Britain: 17 per cent of British children leave school barely able to read and write, though $100,000 each has been spent on their education. How is such a miracle possible? It is not the European Union that has produced it.
As to the free-born Englishman, the person who is supposed to be viscerally and hereditarily attached to his freedom in a way that distinguishes him from his continental opposite number, thanks to the immemorial common-law tradition, he now conceives of it mostly as the freedom to be drunk in public, take whatever drugs he likes, and be sexually promiscuous, without the interference of others. The more intellectual portion of the population increasingly sees freedom as the right to suppress the opinions of those with whom they strongly disapprove. And the greatest freedom of all, the one that is most ardently desired, is the freedom to be protected from the consequences of one’s own improvidence and foolishness.
Britain’s difficulties, then, are deep and cultural. Some of Scruton’s proposed solutions would have to be carried out by the very cadre of people which has inflicted such terrible damage and which combines ideological malevolence with practical incompetence in everything except the acquisition of power. The exit from the EU offers us an opportunity to bethink ourselves, then, but I doubt that we shall take it.  The first desirable step would be for everyone to read Scruton’s book.

Theodore Dalrymple

Theodore Dalrymple is a retired prison doctor and psychiatrist, contributing editor of the City Journal and Dietrich Weissman Fellow of the Manhattan Institute.

Read more: www.libertylawsite.org


Addressing one of the most politically turbulent periods in modern British history, philosopher Roger Scruton asks how, in these circumstances, we can come to define our identity, and what in the coming years will hold us together. 

  • To what are our duties owed and why? 
  • How do we respond to the pull of globalisation and mass migration, to the rise of Islam and to the decline of Christian belief? 
  • Do we accept these as inevitable or do we resist them? 
  • If we resist them on what basis do we build? 

This book sets out to answer these questions, and to understand the volatile moment in which we live.



Nuevos contenidos LGTBI entran de lleno en la educación madrileña, y todos quedan afectados


A PARTIR DEL PRÓXIMO CURSO ESCOLAR
El gobierno del PP en Madrid modifica los contenidos educativos para imponer la ideología de género

El gobierno de la Comunidad autónoma de Madrid, en aplicación de la ley LGTBI que fue aprobada unánimemente por el parlamento madrileño, impondrá a partir del curso que viene la ideología de género en todos los colegios, sean públicos, concertados o privados.

(Actuall) Nuevos decretos modifican los contenidos de la Educación Primaria, Secundaria Obligatoria y Bachillerato en la Comunidad de Madrid para regular los elementos transversales del currículo y dar cabida a la ideología de género, según requieren las leyes LGTBI promulgadas en Madrid. Los decretos afectan a todos los colegios e institutos: públicos, privados y concertados de Madrid.

El pasado 26 de marzo se publicaron en el Boletín Oficial de la Comunidad de Madrid:
Con estos tres nuevos decretos educativos en la Comunidad de Madrid, comienza oficialmente la modificación de los contenidos o currículos educativos, como se obliga en las leyes LGTBI que se promulgaron en Madrid:

Los nuevos contenidos, en forma de elementos transversales, LGTBI entran de lleno en la educación madrileña y deberán estar presentes en las programaciones docentes tanto de colegios e institutos públicos y concertados, como de privados. Todos quedan afectados por estos tres nuevos decretos.

Según las recientes directrices del gobierno autonómico madrileño, los centros educativos están obligados a «garantizar la inclusión de los contenidos LGTBI en las programaciones docentes y velarán para que las mismas contengan pedagogías adecuadas» a lo marcado en las leyes promulgadas en Madrid sobre ideología de género.

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Leer más aquí: www.infocatolica.com/

Retraite dans la ville de Paris du 14 au 18 mai



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Source: lesalonbeige.blogs.com

Université d’été: 1968 – 2018 La révolution silencieuse



1968 – 2018 La révolution silencieuse


Depuis une cinquantaine d’année, s’est opéré subrepticement un changement de régime. Il n’a pas été nécessaire de toucher aux institutions, elles ont été subverties ou vidées de leur substance.

Université d'été du 21 au 24 juillet

Inscription: www.renaissancecatholique.org


AU PROGRAMME :

  • La religion du multiculturalisme
  • Après la démocratie :
  • gouverner contre le peuple, gouverner sans le peuple
  • Les Droits de l’Homme contre les Nations
  • Le mépris de la vie au service de l’hédonisme
  • L’impasse de la laïcité
  • Le transhumanisme nouvelle frontière
  • Ce qui s’est passé en Mai 68
  • L’impuissance au pouvoir
  • La dictature des juges
  • La gouvernance européenne contre les peuples
  • Résister
  • Cinescénie et journée au Grand Parc du Puy du Fou



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Source: www.renaissancecatholique.org

sábado, 21 de abril de 2018

Emmanuel Macron: « nous ne sommes pas faits pour un monde qui ne serait traversé que de buts matérialistes »



Macron et l’Église : un discours ambigu

PAR JEAN-PIERRE MAUGENDRE


Le 9 avril dernier, le Président de la République a tenu au Collège des Bernardins, devant les évêques de France, un discours très remarqué. Les catholiques sont tombés sous le charme et les laïcs sous le choc. Cependant ni l’enthousiasme des uns ni les imprécations des autres ne semblent totalement justifiés.

Un éloge inattendu de l’Église

Notons d’abord qu’Emmanuel Macron n’a pas tari d’éloges sur l’Église et son rôle dans la société française, rendant en particulier hommage à son action dans la vie associative au service des plus faibles : « Malades, isolés, déclassés, vulnérables, abandonnés, handicapés, prisonniers ». Le Chef de l’État est allé jusqu’à dresser un tableau élogieux de la vie contemplative « vie de prière et de travail ». Le propos est pour le moins inhabituel même si Nicolas Sarkozy dans son discours du Latran, le 20 décembre 2007, avait déjà rappelé les racines chrétiennes de l’Europe, noté la supériorité du curé sur l’instituteur, en appelant enfin à une « laïcité positive ». Son successeur, de son côté, note opportunément, au rebours de la vulgate officielle, que « nous ne sommes pas faits pour un monde qui ne serait traversé que de buts matérialistes ».

L’Église est, ainsi, appelée à apporter sa contribution à la « politique contemporaine » dont l’urgence est de « retrouver son enracinement dans la question de l’homme » face à ce qui « grève notre pays (…) le relativisme et même le nihilisme ». Cela au titre de la longue tradition qu’elle représente, son expertise en humanité aurait dit Paul VI, mais aussi au regard de son engagement humanitaire. Le Président de la République appelle ainsi les catholiques à s’engager en politique mais en leur rappelant que la voix de l’Église « ne peut être injonctive », elle ne peut être que « questionnante ». Et pour que les choses soient claires, il conclut son intervention par une formule dont la sècheresse contraste avec l’empathie des propos antérieurs : « Je demanderai (à chaque citoyen) de la même façon et toujours de respecter absolument et sans compromis aucun toutes les lois de la République. C’est cela la laïcité, ni plus ni moins, une règle d’airain pour notre vivre-ensemble qui ne souffre aucun compromis, une liberté de conscience absolue ».


Un raisonnement confus


Tout cela apparaît à la fois incohérent et confus. En effet, comment concilier la lutte contre le relativisme et le nihilisme avec l’absolu respect de la loi républicaine qui est, par nature, évolutive et relativiste, puisqu’elle n’est que le fruit des rapports de force électoraux d’un instant. L’évolution de la législation sur l’avortement, ces quarante dernières années, est un exemple aveuglant du relativisme ainsi induit par le primat absolu de la loi positive, considérée comme contraignante et obligatoire si elle a été élaborée selon le processus juridique approprié. Selon la date (avant 1975 ; entre 1975 et 2001 ; après 2001), l’avortement constitue un crime : dès la conception, à partir de 10 semaines ou à partir de 12 semaines, sauf si, bien sûr il s’agit d’une Interruption Médicale de Grossesse, alors légale jusqu’à l’accouchement. À aucun instant, Emmanuel Macron n’emploie les mots au rebours du relativisme que sont : bien, mal, vrai, faux, beau, laid, etc.